Ingrid Betancourt a été kidnapée par les FARC le 23 février 2002.
Lorsque les pourparlers avec les FARC en février 2002 sont brisés, le gouvernement de Pastrana donne l'ordre à l'armée de reprendre la zone de 42 000 km carrés cédés.
Le 23 février 2002, le président Pastrana part en hélicoptère vers San Vicente del Caguán dans le but de rendre officielle la présence des forces armées dans la commune. À Ingrid Betancourt, qui le demande en tant que candidate à la présidence, les autorités refusent la possibilité de voyager par voie aérienne avec les journalistes qui accompagnent le chef de l'État[2]. Ingrid Betancourt, alors en campagne présidentielle, décide de ne pas faire marche arrière pour soutenir le maire de San Vicente del Caguán qui appartient à son parti politique.
Ingrid prend la route de Florencia (capitale du département) qui mène à San Vicente del Caguán malgré les avertissements du gouvernement lui signalant la présence de guérilleros procédant à des barrages en certains endroits de la route. Alors qu'une dernière barrière militaire empêche le convoi de continuer et que les militaires annoncent la présence des guérilleros quelques kilomètres plus loin, Ingrid donne l'ordre à son conducteur de poursuivre sa route. Avant de repartir, les militaires lui demandent de signer un document dans lequel elle se rend responsable de cette décision prise à l'encontre des avertissements qui lui avaient été adressés. Ingrid Betancourt et Clara Rojas passeront plusieurs barrages des FARC jusqu'à celui où elles sont arrêtées et enlevées par les FARC.
Qui est Ingrid Betancourt ?
Íngrid Betancourt Pulecio est née à Bogotá, en Colombie, le 25 décembre 1961. Fille de Gabriel Betancourt, ancien ministre de l'Education (sous la dictature du général Gustavo Rojas Pinilla) et ambassadeur de Colombie auprès de l'UNESCO à Paris, et de Yolanda Pulecio, une ancienne reine de beauté du département colombien de Cundinamarca, devenue sénatrice, elle a vécu la majeure partie de son enfance à l'étranger et surtout en France. Elle y étudie notamment à l'Institut d'Études Politiques de Paris, où enseigne alors Dominique de Villepin avec qui elle se lie d'amitié. Française par son premier mariage, elle milite pour les Droits de l'Homme et contre l'injustice, la corruption et les narcotrafiquants.
(Source : Wikipedia)